Henri Cazaux

Conte et oralité

Henri Cazaux

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La langue orale est un indicateur de l’appartenance à une catégorie sociale. On s’aperçoit de l’absence de choix langagier lorsqu’une personne "sans grande culture" utilise un seul type de langage . La maîtrise langagière c’est bien la maîtrise du choix.

Les personnes qui parlent "bien", ne parlent pas "mieux" mais elles sont capables de choisir les formulations en fonction des personnes à qui elles s’adressent et des enjeux de la communication.

 

Exemple:

Jacques de la Cretelle à l’Académie Française à quelqu’un qui s’excusait de lui avoir prêté des propos qui n’étaient pas les siens :

"En vérité, j’eusse été fâché que vous m’imputassiez cette connerie! "

Le problème de l’argot est celui de le situer, d’apprendre à le maîtriser pour savoir quand on doit l’utiliser. L’école doit permettre aux enfants de connaître et de manipuler toutes les formes de codage linguistique et apprendre à les situer socialement. La grammaire enseigne le fonctionnement linguistique de la langue, mais elle doit aussi enseigner le fonctionnement social. Un problème est posé : Est-ce que la langue employée est socialement acceptée?

 

Exemple:

"Merde alors, si j’avais su j’aurais pas venu?"

Citation culturelle de Petit Gibus dans la Guerre des Boutons. Citation acceptée par la société qui a évolué et juge différemment les formes langagières.

L’école apporte le maximum d’échantillons de la diversité effective et réelle du fonctionnement de la langue et c’est l’enrichissement du bagage langagier dans sa diversité qui va permettre sa maîtrise.

Parler c’est: - co agir

- co construire du discours élaboré, porteur de sens, car mieux on sait lire et rédiger, mieux on revisite son oral.