Henri Cazaux

Mes attentes

Henri Cazaux

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J’attends d’un conteur qu’il restaure un autre rapport à la langue des enfants. On ne peut demander qu’un enfant laisse son identité au vestiaire, lui qui pratique divers niveaux de langue:

- une langue des relations familiales et de l’affectivité.

- une langue des relations sociales, de la rue, de l’environnement.

- une langue historiquement et culturellement marquée : la langue de l’école.

L’enfant doit comprendre et assimiler les valeurs, les codes, les attitudes et les comportements implicites ou explicites de sa propre culture, de la culture de l’école et de l’institution.

J’attends d’un conteur, un travail auprès des enseignants et des éducateurs afin de les sensibiliser à l’art du conte que je résume :

- écouter pour dire,

- conserver pour restituer,

- savoir pour créer.

On peut imaginer que l’enseignant(e) et l’éducateur(trice) apprennent aux enfants à choisir une histoire, à la comprendre, à en intégrer la logique et sa structure afin de la transmettre. Cela permettrait aux élèves de se confronter et de s’épanouir dans une relation de groupe nécessitant une qualité d’écoute et d’expression à laquelle ils sont peu habitués. La structuration du discours serait favorisée par l’acquisition d’une logique et d’un langage cohérents.