Henri Cazaux

Conte et création

Henri Cazaux

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On doit stimuler l’imagination pour une aventure de création et stimuler le langage oral puis écrit pour une exploration de la culture avec des exercices ludiques progressifs où la contrainte sera jubilatoire car elle:

- motivera,

- favorisera l’échange,

- libèrera la parole,

- appréhendera les règles,

- permettra la restauration narcissique.

Sans création, il n’y a pas d’écriture, d’où les pratiques ludiques libératrices qui permettent de:

- développer les spéculations sur les mots,

- réamorcer la communication,

- solliciter l’imagination pour l’épanouir.

L’enseignant est présent pour aider à matérialiser et à mesurer les écarts avec d’autres tournures, cela fait partie de l’épanouissement culturel. Les exercices ne sont pas là comme une distraction de fin de semaine mais comme les éléments fondateurs d’un apprentissage différencié du langage.

Le jeu et le plaisir de réussir se doubleront de la conscience du succès.

Le conte peut également avoir un effet "thérapeutique", interrogeant le langage de l’esprit et du corps, réclamant l’attention. La langue des contes est une langue à la fois rationnelle, logique, structurée et codifiée. La parole du conteur est libre, ouverte et adaptable. D’une manière ou d’une autre, dans notre expérience ou dans ce qui nous est dit, nous effectuons une sélection. Nous tissons un fil à travers le passé, le présent et le futur. Nous devons tant bien que mal, tisser le "connu" avec le pas "encore-connu". Le conteur peut aider à nouer le fil d’une histoire individuelle à la trame de l’histoire, de la culture.