Henri Cazaux

Le Conte et la créativité

Henri Cazaux

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Il était une fois... un enseignant... qui se souvenait de l’enfant qu’il avait été, des contes qu’il écoutait transmis par un grand-père, des histoires qu’il s’inventait le soir dans l’obscurité de sa chambre pour rêver le monde et s’approprier l’univers des adultes, pour adoucir les douleurs de la vie, pour apaiser les inquiétudes de la nuit, pour rétablir et réparer la vision parfois désagréable que le monde pouvait avoir de lui.

J’ai compris bien plus tard que nous sommes portés par la langue au moins autant que nous la parlons. Nous la constituons dans le même temps où elle nous constitue car nous sommes à la fois le sujet et l’objet de notre propre discours. Nous sommes porteurs de notre histoire singulière et culturelle.

L’enjeu, c’est l’ouverture à autrui, c’est la découverte du semblable à travers ce qui peut paraître de l’ordre de l’hétérogène - la langue des contes tissant un fil entre un passé, le présent et un futur.