PHILIPPE CAMPICHE

En survolant la Suisse

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La Suisse, petit pays de quelque 41.000 kilomètres carrés, diversifié, se caractérise par la cohabitation harmonieuse de différentes langues (quatre officielles : le français, l’italien, l’allemand et le romanche) et différentes cultures. Ses racines plongent dans les époques celte, romaine et germaine. En 1803, l’Acte de Médiation de Napoléon en fait une République Fédérative de 19 cantons. L’État Fédératif permet à chacun des 26 cantons et demi-cantons qui le composent de posséder sa propre constitution et ses propres lois. Deux principes régissent le droit des langues : celui de personnalité (chaque citoyen peut s’adresser aux Autorités Fédérales et recevoir une réponse dans sa langue si celle-ci est officielle) et celui de territorialité (les cantons sont maîtres de leur législation linguistique interne). Au XXième siècle, 8,5% de la population est germanophone contre 6,7% francophone. La formation culturelle et professionnelle de la population est relativement élevée et l’enseignement des langues développé dans le secondaire.

Malgré un sous-sol pauvre, la Suisse est prospère grâce à ses industries de pointe, à son secteur banquier, à l’élevage bovin, à la production laitière etc. florissants. Fondée en 1191, Berne en est la capitale mais la plus grande ville du pays est Zurich, centre financier et commercial. Unique par la diversité et la richesse de ses beautés naturelles, la Suisse cumule le charme des collines du Plateau, des vallonnements du Jura, des vignes du Valais, des rives du Léman, du soleil du Tessin, des neiges éternelles des Alpes … Un peu partout, des châteaux et des citadelles s’élèvent sur des éperons rocheux.

Réforme et Contre-Réforme ont entraîné la division confessionnelle entre les Catholiques et les Protestants et ont marqué profondément le paysage culturel de la Suisse. Les témoins du passé sont nombreux et la Suisse s’emploie à sauvegarder son patrimoine culturel (notamment à travers la Fondation « Pro Helvetia » fondée en 1939). La plupart des fêtes sont liées aux fêtes chrétiennes ou au rythme des saisons (comme les coutumes issues de la lutte entre l’hiver et le printemps, la montée à l’alpage où les vaches, le cou orné de guirlandes de fleurs et de cloches, grimpent vers les pâturages, au début de l’été etc.).

Mais la Suisse est aussi fière de pouvoir utiliser quelques superlatifs: on y trouve:

Il faut encore savoir que: la voiture des Suisses « pétouille » si elle manque d’huile, la neige fondue se transforme en «papette» et, à force de «barjaquer» (donc de jacasser), on éprouve le besoin de faire un «petit clopet», c’est-à-dire une petite sieste, sans avoir besoin d'être «adodulé» (bercé) ! Quant au «grimpion» (un arriviste), il faut l’éviter ...