PHILIPPE CAMPICHE

Atelier de formation proposé

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Le stage d’initiation a pour objectif essentiel de sensibiliser au conte. Cette sensibilisation est destinée à donner quelques outils permettant de raconter de manière vivante un conte tiré d’une source écrite ou orale. Le travail se fait en atelier d’une douzaine de personnes.

Le stage à orientation pédagogique insiste sur des outils et techniques réinvestissables en classe, permettant de prendre confiance en soi, de prendre la parole, d’inventer et de raconter. La formation étant centrée sur la pédagogie, tous les matériels et exercices sont choisis en fonction de leur possible réinvestissement dans la vie scolaire.

Destiné à des gens ayant déjà une certaine pratique du conte, le stage de perfectionnement est axé sur un travail individuel poussé où s’étudie en profondeur la symbolique des contes proposés par les stagiaires, le rapport entre le conte et le conteur, les gestes et le langage.

 

Démarche de création de contes

 

Durée totale, environ 3 heures pour une quinzaine de personnes.

 

1 - Écoute du conte « le merle blanc » (voir le résumé)

Cette phase est très importante, puisqu’elle va conditionner toute la suite de la démarche. Il est évidemment très souhaitable que les participants aient entendu le plus de contes possible.

2 - Recherche de vocabulaire

sur 2 axes :

Axe idéel: les idées suggérées par le mot «forêt » (ou ville ou ce que l’on aura choisi comme lieu de l’action)

Axe matériel: les mots en relation de son (rimes,…) (ex: furet, fort,…) Cette recherche aide à se libérer des idées toutes faites et provoque souvent un effet comique.

3 - Dessiner en groupe (3-4 personnes) la forêt que l’on veut, en nommant les différents éléments choisis. Pour ce faire on peut utiliser les mots de l’étape 2.

4 - Présenter aux autres groupes son dessin, en nommant les lieux.

5 - Tirage au sort des personnages du conte (jeu de tarot, ou pubs, ou ce que l’on veut.)

6 - Tirage au sort d’un objet dit «magique » (gomme, papier, trombone, diplôme universitaire,…)

7 - Création du conte, avec le même groupe qu’à l’étape 3. Si un groupe est en panne, lui faire définir qui sont les personnages, et l’objet magique. En général, cela suffit.

8 - Raconter au grand groupe. Insister pour que chacun raconte un bout, même petit.

9 - Analyser la démarche, voir ensemble où ont été les difficultés, les moments forts, les ruptures.

Ensuite, si l’on désire aboutir à des contes mieux finis, analyser chacun du point de vue de sa structure, et faire retravailler les groupes, puis re-raconter. En général, rester dans l’oral le plus longtemps possible, le passage à une langue écrite étant très difficile (en tout cas en français).

Cette démarche s’adresse à des enfants dès qu’ils savent lire et écrire, et bien sûr à des adultes, car il n’y a pas de raisons qu’ils soient plus bêtes que les enfants qu’ils ont été.